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Utiliser un cardiofréquencemètre (1/2)
 
La fréquence cardiaque (FC) : expression de l’intensité de l’effort
Au cours d’exercices physiques, la FC évolue et est influencée par l’intensité de l’effort. Pour des exercices de puissance infra-maximale (aérobie), il existe une relation linéaire entre la FC et l’intensité de l’effort. Cependant, cette relation varie d’une personne à l’autre. L’âge et la condition physique, notamment influencent cette relation :
- La FC maximale baisse significativement avec l’âge, alors qu’elle augmente légèrement avec l’entraînement.
- L’entraînement aérobie (ex. : cyclisme sur route, course de fond) abaisse la FC de repos.
- Pour un exercice de même intensité, la FC d’une personne entraînée est plus basse que celle d’un sédentaire.
Ces deux derniers points montrent que l’entraînement aérobie permet d’augmenter « la plage d’intensité exploitable » ou FC de réserve . Deux autres différences, entre sédentaires et personnes entraînées, doivent être prise en compte :
- Au cours d’exercice d’intensité croissante, la FC des sédentaires augmente plus vite que celle des personnes entraînées.
- L’entraînement en aérobie permet, durant l’effort, de maintenir plus longtemps sa FC élevée.

Comment prendre en compte la FC pour gérer l’effort ?

Un outil fiable : le cardiofréquencemètre (CFM)
L’utilisation d’un CFM permet la mesure précise de la FC pendant l’effort, ce qui n’était pas possible avant. Un CFM est composé d’une ceinture thoracique et d’une montre. La ceinture thoracique a pour fonction de mesurer la FC à partir de l’activité électrique du cœur et de transmettre cette information à la montre. La montre a pour fonction d’afficher à l’écran la FC instantanée voire de constituer un fichier de valeurs de FC successives.
Les CFM ont pour la plupart des fonctions paramétrables : zone(s) cible(s) d’entraînement, durée de récupération, compte à rebours et chronomètre… Certains CFM très sophistiqués permettent, via une connexion à un PC, d’afficher la courbe des FC enregistrées durant la séance. Cependant en dehors d’un usage très spécifique ces informations sont difficilement exploitables.

Gérer l’effort à l’aide d’un CFM
Ceci est possible à partir de quelques données simples :
- Avant la séance, un test de Ruffier
( il s’agit d’un test de récupération cardiaque. Celle-ci varie d’un jour sur l’autre (grande forme ou au contraire fatigue) et s’améliore avec l’entraînement.
Le test de Ruffier comprend 4 étapes :
1. Prise de pouls au repos (P1),
2. Réalisation de 30 flexions de genoux en moins de 45 sec. ,
3. Prise de pouls juste après l’effort (P2),
4. Prise de pouls 1 min. après l’effort (P3).
Formule de calcul de l’indice de Ruffier (IR) : IR = (P1 + P2 + P3) - 200 / 10
Interprétation : IR<0 "Excellent" ; 0<IR<3 "Très bon" ; 3<IR<8 "Bon" ; 8<IR<15 "Moyen" ; 15<IR<20 "Médiocre"), permettra de disposer de quelques indications sur l’état de forme du moment pour accentuer ou au contraire pondérer l’intensité de la séance.
- Pendant la séance, l’intensité de l’effort sera modulée en fonction de la FC instantanée pour rester dans une zone cible (ZC) ou plage d’intensité programmée. Il s’agit de rentabiliser le temps de la séance sans s’épuiser. Le temps passé dans cette ZC sera contrôlé ponctuellement.
- Après la séance, on notera dans un carnet d’entraînement : la FC moyenne de la séance, le temps passé dans la ZC ainsi que le temps passé au-dessus (surentraînement) et en-dessous (échauffement, récupération ou sous-entraînement). Pour les rendre plus "parlantes", ces trois dernières données pourront être exprimées en pourcentage du temps total de la séance.
Quoiqu’il en soit, ces données propres aux pratiquants offrent un point de vue biologique qui permet de comparer des séances de natures différentes (parcours, nature du terrain, dénivelé, conditions climatiques). Elles permettent de définir et d’actualiser des objectifs d’entraînement. Utiles voire indispensables, ces données ne sont pas suffisantes. D’autres données doivent être prises en compte. En cyclisme par exemple, le compteur reste un outil indispensable qui permet de caractériser la séance d’un point de vue physique : distance parcourue, durée, vitesse moyenne. Quelques calculs, à partir de ces données soigneusement archivées, permettent de produire d’autres données pour caractériser des périodes d’entraînement : kilométrage hebdomadaire, mensuel et annuel, nombre d’« heure de selle », vitesse moyenne.

Merci aux auteurs, dont R. ZIANE.

La Maisonnaise

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