Souvent programmé en début de saison, le travail foncier occupe une place importante dans le cadre de la préparation physique générale .
La course à pied est l'activité la plus pratiquée, mais, pour réduire le risque de blessure, d'autres activités peuvent être envisagées, par exemple : le cyclisme.
Le travail foncier
Les objectifs visés par le travail foncier sont :
- d'améliorer la condition physique générale,
- d'améliorer les capacités de récupération*,
- de diminuer les risques de blessure.
Il faut savoir changer l'activité choisie avant que celle-ci n'induise des douleurs anormales ou des blessures ! Le cyclisme sur route est une alternative possible.
La course à pied
De nombreux entraîneurs et sportifs pensent qu' « il faut courir. » !
Intérêts :
- De nombreuses activités sportives se pratiquent en courant. Aussi, les progrès réalisés en course à pied pourraient être utiles à la pratique ciblée.
- Une paire de chaussures adaptée et un cardiofréquencemètre suffisent pour réaliser des séances efficaces.
- Cette activité peut être réalisée à n'importe quel moment disponible, près de chez soi ou en déplacement (professionnel, week-end, vacances).
Limites :
- Courir plus d'une heure n'est pas à la portée de tous.
- Des douleurs "anormales" générées par la course à pied peuvent contraindre le sportif à interrompre l'entraînement.
Inconvénients :
- A chaque foulée, les contraintes mécaniques, proportionnelles au poids de corps, peuvent induire des blessures articulaires,
- le retour veineux est contrarié, ce qui peut créer des varices,
- le contenu de l'abdomen est projeté vers le bas, ce qui peut favoriser la descente d'organes,
- la pression du contenu de la vessie augmente subitement, ce qui peut entraîner des incontinences***.
Ces problèmes, déclarés par de nombreux sportifs, incitent à remplacer la course à pied par le cyclisme.
Quels sont les intérêts, les limites et les inconvénients du cyclisme ?
Le cyclisme
Intérêts :
- Le cyclisme est une "activité portée". Les chevilles, les genoux, les hanches et le dos n'ont pas à supporter le poids de corps.
- Le pédalage stimule le système vasculaire avec peu de risques de le saturer ou de le brusquer.
- En prévoyant une boisson et du ravitaillement, il est facile d'allonger progressivement la durée des séances.
Limites :
- Se préparer à une sortie prend du temps, obligeant parfois à quelques interventions mécaniques (gonflage, réglage).
- Se faire plaisir nécessite de disposer d'un vélo de bonne qualité (léger et bien équipé) donc assez cher !
- L' équipement minimal*** à acquérir entraîne un surcoût.
- Un compteur de vélo et un cardiofréquencemètre sont indispensables pour quantifier l'effort.
- Emmener son vélo en déplacement n'est pas toujours possible.
Inconvénients :
- La plupart des sports se pratiquent debout en courant et non pas assis en pédalant. Aussi, les progrès réalisés ne sont pas forcément exploitables dans la pratique ciblée.
Conclusion
Plutôt que d'opter pour un choix exclusif, il est possible d'alterner les deux activités, au bénéfice de la pratique ciblée. D'autres activités peuvent aussi convenir.
Rendre stimulant ce travail dépend en grande partie de la créativité de l'entraîneur. Quoi qu'il en soit, le travail foncier doit être maintenu tout au long de l'année et à l'intersaison afin d'en conserver les bénéfices.
* Il s'agit entre autre d'une baisse plus rapide de la fréquence cardiaque, d'une meilleure élimination des déchets métaboliques et d'une meilleure re-synthèse des substrats énergétiques.
** Ceci concerne les personnes dont la musculature du plancher périnéal n'est plus assez tonique : accouchement récent, âge.
*** Un casque, des pédales "automatiques", des chaussures adéquates, une tenue adaptée et un kit de réparation (crevaison)
Merci aux auteurs, dont R. ZIANE