Elle est plus communément appelée « rhume
des foins ». Il s'agit d'une allergie
au pollen.
Il existe plusieurs types de pollinoses qui correspondent
aux effets induits par chaque espèce de
pollen.
Phénomène
Les grains de pollens lourds sont transportés
par les oiseaux et les insectes. Les plus légers
et les plus abondants sont transportés par
le vent. La concentration dans l'air de ces pollens
dépend :
des régions
du monde (faible en milieu tropical),
des zones géographiques
(rurales vs. urbaines ; terrestres vs. maritimes),
des saisons ( période de
pollinisation ),
du degré d'hygrométrie
(l'air sec transporte mieux le pollen ; l'humidité le "colle" et
la pluie le rabat au sol),
de la force du vent.
Lorsque les grains de pollen rencontrent une surface
humide (fleurs, muqueuses des yeux, du nez ou des
poumons), ils libèrent des substances solubles.
Chez les personnes allergiques, ces substances induisent
une réaction de rejet (réponse immunitaire)
disproportionnée sous forme de production
massive d' histamine.
Cette réaction conduit à un état
aigu inflammatoire, des yeux et des voies respiratoires,
pouvant générer un ou plusieurs symptômes
suivants :
éternuements,
nez
bouché (obstruction) et
nez qui coule,
conjonctivite avec larmoiement,
trachéite spasmodique voire
asthme ( spasme bronchique) ,
urticaire ou eczéma..
Ces symptômes ne sont que la partie apparente
d'un désordre plus général.
Les pollinoses ne s'accompagnent pas en général
de fièvre.
Effets de l'allergie au pollen sur la pratique
sportive
L'hyperventilation qui accompagne l'activité sportive,
peut induire une inhalation plus massive du pollen
présent dans l'air et accentuer les symptômes.
L'obstruction nasale et le spasme bronchique induisent
une gêne à l'effort qu'on peut mesurer
par des tests respiratoires.
Les démangeaisons
intenses aux zones d'inflammations (peau, yeux, nez,
palais, gorge et même oreilles) peuvent perturber
l'attention.
L'état allergique est fatiguant et peut même
induire des malaises.
Traitements médicaux et pratique sportive
Les traitements symptomatiques font appel à des
antihistaminiques, (de plus en plus efficaces et
sans effets secondaires) des cromones (molécules
anti-allergiques mais non anti-inflammatoires. Le
médicament existe sous forme de spray nasal
et de collyre),
des bronchodilatateurs (en cas d'asthme) et/ou des
corticostéroïdes. Les corticostéroïdes
peuvent être administrés de deux façons :
par voie générale (comprimés
ou injection "retard"),
par voie locale (inhalateur, spray,
collyre).
La première place toujours le sportif en
situation de dopage. Il en est de même pour
le recours aux bonchodilatateurs en vue de traiter " l'asthme
des foins ". L'usage de ces produits constitue
un risque pour la santé.
Une désensibilisation, est envisageable à certaines
conditions :
peu d'agents allergènes,
allergie de longue durée,
mauvais contrôle par les traitements
symptomatiques et/ou mauvais suivi des ces traitements.
Une désensibilisation n'est possible qu'après
un bilan allergologique (tests cutanés). Ce
bilan vise à identifier les pollens et autres
agents (acariens, poils de chats) qui provoquent
l'allergie chez le patient. La désensibilisation
est efficace dans 75% des cas.
Conclusion
La désensibilisation constitue un traitement
des causes et non pas simplement des symptômes.
C'est aussi la seule possibilité de traitement
durable.
Le sportif allergique au pollen peut consulter une météo
des pollens diffusée quotidiennement
sur internet par le Réseau
National de Surveillance Aérobiologique.
L'allergie au pollen peut s'accompagner
d'allergie alimentaire croisée : pollen de bouleau
/ pomme ; pollen d'armoise / persil, céleri,
fenouil, cumin, aneth ; pollen d'ambroisie / melon.
Merci aux auteurs, dont R. ZIANE