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L'Ostéopathie au service du VO2max
 

Les possibilités fonctionnelles d'un individu ne seraient-elles pas entravées par un certain nombre de blocages ?

Si la consommation maximale d'oxygène est reliée au fonctionnement des systèmes cardio-vasculaire et pulmonaire, alors des restrictions de mobilité de la cage thoracique, pourraient constituer un facteur limitant.

C'est cette hypothèse que Sandrine BRIGNAT dans son mémoire de fin d'étude intitulé : « Influence d'un traitement ostéopathique sur les coureurs de fond et de demi-fond en athlétisme » a tenté de vérifier.

Le fonctionnement des systèmes cardio-vasculaire et pulmonaire peut être optimisé par des techniques ostéopathiques au niveau :

  • du diaphragme thoracique
  • du médiastin
  • de la mobilité de la cage thoracique

Le diaphragme thoracique est le muscle principal de la respiration, car en se contractant lors de l'inspiration, il permet d'augmenter les volumes respiratoires de la cage thoracique. Le but de la technique étant de relâcher les tensions musculaires pour optimiser la physiologie respiratoire.

Le médiastin est la partie centrale de la cage thoracique et renferme des organes dont le plus important, à savoir le cour avec ses gros vaisseaux. La technique ostéopathique a pour but d'équilibrer les tissus (fascias) et systèmes d'attaches englobant le cour, pour avoir une action sur la fonction cardio-vasculaire. En effet, en agissant sur la structure d'un organe, on influence sa fonction. A. T. STILL (fondateur de l'Ostéopathie) disait : «  la structure gouverne la fonction et la fonction influence la structure. »

Enfin, une série de techniques articulaires au niveau des côtes, du sternum, des vertèbres thoraciques, aura pour principe d'ôter toutes les restrictions de mobilité de l'ensemble de la cage thoracique qui pourrait entraver l'aisance respiratoire.

Dans cette expérimentation, un groupe témoin de coureurs a subi un traitement ostéopathique directement sur le terrain après un échauffement et un test sur 2000m. Puis après un nouvel échauffement plus léger, un deuxième 2000m est réalisé. Lors de ce second test, le groupe traité a amélioré sa performance de 1,44km/h en moyenne alors que le groupe non traité a réalisé une moins bonne prestation correspondant à une baisse moyenne de 3,34km/h.

En outre, les athlètes traités évoquent de meilleurs sensations pendant le deuxième effort, une plus grande aisance respiratoire, une certaine souplesse au niveau de la cage thoracique et un relâchement général.

Des études complémentaires restent nécessaires afin de valider ces résultats et d'en mesurer la portée à plus long terme. Il serait également intéressant de connaître les origines de ces blocages, ne serait ce que pour permettre aux entraîneurs et aux sportifs de les prévenir.

La Maisonnaise

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