Découvertes au début du
20ème siècle et reconnues comme éléments
indispensables à la vie, les vitamines sont l’objet
de croyances et de comportements irrationnels. Certains
pensent y trouver une solution à la fatigue ou un
substitut à la récupération. Pour dépasser
l’effet psychologique produit par une supplémentation,
il est indispensable de se rappeler leurs rôles et
leurs limites.
Classification :
On divise classiquement les vitamines en deux grandes catégories
et en treize groupes :
- hydrosolubes ou solubles dans l’eau (Acide folique,
B1, B2, B5, B6, B12, Biotine, C et PP),
- liposolubles ou solubles dans les graisses (A, D, E et
K).
La classification alphabétique, étant devenue
très compliquée, a été remplacée
par des dénominations reconnues au plan international.
Rôles des vitamines :
La plupart des vitamines sont des précurseurs d’enzymes
qui interviennent dans les réactions de synthèse
et de dégradation métaboliques. Presque toutes
les vitamines hydrosolubles et la vitamine E participent
à la production d’énergie des cellules.
Ceci explique l’intérêt que leur portent
les sportifs et leurs médecins.
Limites :
Contrairement à une idée reçue, la
vitamine C ne joue pas de rôle contre la fatigue,
mais sert :
- au maintien de la matrice intercellulaire du cartilage,
des os, et des dents,
- à la synthèse du collagène.
Les sportifs n’ont pas besoin de surplus de vitamines
si leur alimentation est équilibrée ou augmentée
proportionnellement à leur dépense d’énergie.
Une consommation excessive de vitamines hydrosolubles et
liposolubles peut être toxique.
Conclusion :
L’excédent de vitamines hydrosolubles consommées
se trouve éliminé dans les urines. Les vitamines
liposolubles peuvent se stocker dans le tissu adipeux même
chez les personnes les plus maigres. Ainsi, lorsque l’alimentation
est équilibrée, la supplémentation
en vitamines n’apparaît pas comme une nécessité.
Après la mode des traitements contre les carences
en vitamines, il y a eu celle des protéines, des
acides aminés, des sels minéraux…
Merci aux auteurs, dont R. ZIANE.