Résumé de
l’intervention du professeur VOLKOV
dans « les cahiers de l’INSEP
»n° 27
2ème partie : Approche pratique
Dans le prolongement de l’éclairage théorique
(n°1), voyons comment les processus de récupération
peuvent piloter l’agencement des séances d’entraînement
les unes par rapport aux autres.
La surcompensation : quelques particularités
Outre la récupération initiale des ressources
énergétiques, on peut constater un état
de sur-récupération encore appelé surcompensation.
Cette phase présente un certain nombre de caractéristiques
qu’il est important de prendre en compte :
- la surcompensation n’apparaît pas toujours
: elle peut être absente particulièrement quand
les exercices sont trop épuisants,
- la surcompensation présente un caractère
sélectif : elle est plus forte dans les systèmes
organiques et dans les muscles qui participent directement
à la charge de travail,
- on peut orienter, voire optimiser une partie du processus
de surcompensation : un apport exogène de glucides
assure les conditions optimales pour obtenir la surcompensation
glucidique (régime dissocié Scandinave).
Dans ces conditions, ingérer des protéines
et des lipides a un effet négatif,
- on peut renforcer la surcompensation en variant la charge
de travail. Si en revanche on répète les charges
de façon trop monotone, on développe un phénomène
d’habituation physiologique qui diminue fortement
l’effet de surcompensation,
- on constate habituellement que la phase de surcompensation
apparaît entre 48 heures (vitesse) et 72 heures (aérobie)
après une charge d’entraînement ou une
compétition. Pour autant cela ne signifie pas qu’il
ne faut pas s’entraîner durant la phase qui
précède la surcompensation. Il est possible
de travailler alors que la récupération n’est
que partielle (phase lente).
Il convient néanmoins d’agencer les sollicitations
de manière sélective.
Quelques règles pour l’agencement des séances
d’entraînement :
- un micro cycle d’entraînement basé
sur le principe d’une progression continue de la charge
de travail assure une récupération dans un
délai de 48 à 72 heures. Mais si la charge
de travail est diminuée en fin de micro cycle, la
récupération est beaucoup
plus rapide ; elle intervient seulement 12 à 24 heures
après la fin de l’exercice (je comprends ici
la nécessité d’intégrer la récupération
à l’intérieur des micro cycles).
- des micro cycles qui prennent en compte le principe de
sélectivité assurent également une
récupération différenciée.
Par exemple, un micro cycle d’entraînement de
caractère aérobie augmente fortement le temps
de récupération pour le travail aérobie
(72 heures) alors que le temps de récupération
pour l’entraînement de vitesse est compris entre
12 et 24 heures.
C’est l’un des principes de base qui guident
la construction des micro cycles d’entraînement
(ceci justifierait un enchaînement du type : lundi,
capacité aérobie 75% ; mardi, vitesse ; mercredi,
PPG ; jeudi, puissance aérobie ; vendredi, repos
; samedi,
technique musculation spécifique ; dimanche, capacité
aérobie 85% .