Résumé
de l’intervention du professeur VOLKOV
1ere partie : Approche théorique
Il y a dans l’organisme un processus permanent de récupération.
En effet, les stocks énergétiques de l’organisme
sont faibles et toute augmentation d’activité
est liée à une resynthèse de l’ATP.
Les processus de récupération représentent
un maillon important de l’adaptation de l’organisme
aux stimulations externes et particulièrement aux stimulations
que constituent les exercices d’entraînement.
Ces exercices engendrent 2 niveaux d’adaptation :
- une adaptation qui s’exerce à court terme en
réponse à la nature et à la charge du
travail effectué. Elle se manifeste par de rapides
changements physiologiques et biochimiques au moment de l’effort
et dans la période de récupération post
effort.
- Une adaptation à long terme, plus stable et plus
structurelle qui d’une certaine manière est le
résultat de l’accumulation des adaptations à
court terme.
L’entraînement pourrait se résumer à
des perturbations de l’homéostasie de l’organisme
qui induisent une mobilisation plus ou moins intense des processus
de récupération.
Les processus de récupération après l’effort
:
Durant la période de récupération, les
échanges énergétiques ont un caractère
aérobie. Après des entraînement intensifs
ou des compétitions, la consommation d’oxygène
reste au dessus de la normale jusqu’à 24 heures
voire 36 heures après l’effort. On comprend donc
le lien entre l’augmentation des capacités aérobies
et l’efficacité des processus de récupération.
Pendant la récupération il se produit également
une augmentation de la synthèse des protéines
qui est à son maximum 24 à 48 heures après
l’effort alors qu’elle est quasi inexistante de
6 à 12 heures.
Pour les sports à dominante aérobie, on a provisoirement
distingué 2 phases dans les processus de récupération
:
- la phase de récupération rapide : 2 à
5 heures (consommation d’oxygène, dette d’oxygène,
rythme normal de respiration)
- la phase de récupération lente : 10 à
12 heures.
En pratique, il est dangereux de re-solliciter l’organisme
dans la phase de récupération rapide.
La récupération : un processus hétérochronique
:
La récupération n’est pas un processus
homogène dans le sens où toutes les fonctions
de l’organisme ne retrouvent pas leur niveau initial
en même temps. On récupère par exemple
d’abord la ventilation externe, puis la VO2 max, puis
la dette d’O2, puis la pression sanguine normale…
Après un entraînement de vitesse, l’organisme
récupère d’abord la capacité d’endurance
(exercices aérobies), puis la capacité d’endurance
de vitesse (exercices aérobies et glycolytiques) et
seulement après la capacité à refaire
des séries à vitesse maximale.
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