Il s'agit d'un syndrome de surmenage
micro-traumatique dû à des contraintes
anormales au niveau de l'os. Il en résulte
un processus inflammatoire affectant le périoste
(tissu qui enveloppe l'os). Ce tissu fibreux est très
vascularisé et contient plusieurs fibres nerveuses.
La périostite survient dans les activités
de course, de sauts ou de sautillements.
Les périostites sont bilatérales dans
50 % des cas.
La cause principale de la périostite
est mécanique : la périostose (ou périostite)
est due aux tractions répétées
du muscle jambier postérieur au niveau de ses
insertions tibiales. L'hyperpronation du pied, le
port de chaussures inadaptées, l'effort trop
intense et trop répété, la course
sur sols durs, en descente et terrain incliné
(dévers), l'absence d'étirements des
muscles de la jambe représentent les principales
causes de périostites. L’équilibre
alimentaire et une hydratation insuffisante sont également
invoqués. En réalité il n’existe
pas une cause mais une série de facteurs auxquels
les individus seront plus
ou moins sensibles.
Dans ces conditions, quels sont les traitements les
plus efficaces ? C’est la question qui est posée
aux médecins par des sportifs qui la plupart
du temps ne sont pas prêts à interrompre
leur entraînement à l’approche
d’un rendez vous important.
Face à une telle problématique, il nous
semble intéressant de rappeler que :
- La prévention à l’entraînement
est possible. Au delà du dosage et des principes
de bon sens que nous avons déjà évoqués,
quelques exercices paraissent particulièrement
adaptés : le travail d’équilibre
sur une planche de proprioception, le renforcement
du jambier antérieur (muscle qui permet de
remonter le pied vers le tibia) et bien sur l’élimination
de la pratique sur sol dur.
- Le repos de longue durée (2 à 6 semaines)
permettra généralement de faire disparaître
la douleur mais celle ci risque fort de revenir à
la reprise de l’activité si les causes
ne sont pas traitées.
- Il existe des solutions ponctuelles qui autorisent
la poursuite de l’activité moyennant
des traitements localisés qui conviendront
à certains mais pas à d’autres.
Outres les anti –inflammatoires, citons les
massages appuyés avec des glaçons sur
la zone
sensible, la pose d’une bande extensible sur
le centre de la douleur.
Il est ainsi possible de sauver une saison en attendant
un moment plus propice pour prendre le temps de réellement
traiter le problème. Citons à titre
d’exemple l’expérience de Pascal
SUREAU, entraîneur d’athlétisme
à Maisons-Alfort :
« La blessure n’est
pas une fatalité !En effet, comme tout bon
argument, celui-là a son bon exemple…
Aline, une athlète cadette deuxième
année Val de Marnaise, un soir d’entraînement
ressent une douleur au mollet.
Celle ci étant toujours présente à
l’entraînement suivant son entraîneur
lui dit d’aller voir un médecin pour
voir ce que c’est car les championnats départementaux
approchent. Ne pouvant plus s’entraîner
à cause de la douleur, elle va chez un médecin
spécialisé qui lui découvre une
périostite à la jambe gauche.
Le médecin lui indique un traitement très
précis en lui disant que celui-ci lui permettra
de courir sa fin de saison comme prévu. Elle
devait appliquer du « ketum » trois fois
par jour le long du tibia et la nuit mettre une assez
grosse quantité en entourant d’une bande.
Et surtout lorsqu’elle faisait un effort, elle
devait disposer de « l’Elastoplaste »
tout le long de son tibia à cheval sur celui-ci
à l’intérieur de la jambe.
Elle appliqua tout de suite les recommandations et
poursuivit son entraînement deux jours plus
tard avec quelques douleurs plus faibles quand même.
Ce qui lui permit de participer aux championnats départementaux
et régionaux sans problème si bien qu’elle
se qualifia au Championnats de France à Dreux
où elle participa au 800 m en approchant son
record de trois dixièmes ! »
Attention, ceci n’est qu’un
témoignage d’un traitement qui a fonctionné
dans un cas particulier. Il ne s’agit pas d’en
faire une règle. Essayez, si cela ne produit
aucun effet, passez à autre chose.
Vous trouverez d’autres témoignages
de ce type sur : www.courseapied.net