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Les graisses : amies ou ennemies des sportifs ?
 
Souvent oubliées, parfois diabolisées, les graisses ou lipides sont une composante non négligeable de la pratique sportive, qu’il s’agisse de les utiliser ou de les éliminer.
Le but de cet article est de faire un point rapide sur ce sujet d’actualité.

- L’entraînement ou l’activité physique pour maigrir ou retrouver un poids de forme :
Privilégier des activités de faible intensité autour de 5O%-60% de VO2max selon les cas sur des durées supérieures à 30 minutes. Pour les individus sujets à des charges pondérales importantes, il semble plus pertinent de choisir des sports portés afin de ménager les tendons et les articulations (VTT, cyclisme, natation) ou des activités dans lesquelles les chocs sont limités (marche athlétique, roller). En outre, il sera ici question d’amener les individus à bouger régulièrement, longtemps et sans traumatisme. Le plaisir dans et par la pratique ne pourra donc pas être écarté.
- Epuiser son stock de glycogène et habituer son organisme à puiser dans son stock de lipides pour les activités de longue durée (2 heures) :
Dans ce type d’épreuve, une partie de l’énergie est obtenue à partir de l’oxydation des lipides qui doivent subir plus de transformations que les glucides avant d’être utilisés.
Les réserves de lipides contenues dans les cellules adipeuses doivent rejoindre les cellules musculaires. C’est la circulation sanguine qui se charge du transport, mais comme les lipides ne sont pas solubles dans le sang, ce transport nécessite l’intervention d’un médiateur qui restreint encore le débit d’utilisation des lipides.
L’entraînement prolongé (+ d’une heure et demi) favorisera et améliorera la qualité du transport et donc permettra une meilleure utilisation de son stock de lipides. C’est bien cet objectif qui est visé par les marathoniens ou les triathlètes lorsqu’ils réalisent une ou deux fois par mois des sorties de 25 ou 30 kilomètres de course à pied ou encore des sorties de 6 heures à vélo.
- S’entraîner pour économiser ses glucides grâce à une utilisation plus importante des lipides afin d’être performant plus longtemps :
Au repos ou lors d’une activité physique de faible intensité, l’énergie est essentiellement fournie par les lipides. Au fur et à mesure que l’intensité de l’activité croit, l’organisme utilise un mélange de plus en plus riche en glucides et de plus en plus pauvre en lipides, jusqu’à une limite où les glucides permettent de produire l’essentielle de l’énergie. Cette limite correspond au seuil anaérobie qui selon les cas peut se situer de 60% à 90% de VO2max. Cette grande fourchette nous révèle que l’entraînement peut favoriser une utilisation des lipides à des intensités de plus en plus élevées, économisant ainsi le stock de glucides. Les séances à des intensités inférieures au seuil anaérobie, les sorties de longues durées (voir ci dessus) et les entraînements de faible intensité (seuil aérobie) à jeun favorisent de telles adaptations.
De même, pour favoriser une utilisation prépondérante des lipides pendant un marathon, les coureurs cherchent à maintenir une glycémie relativement basse au départ (0.7 à 0.9g/l ) en évitant d’ingérer des glucides dans les 3 ou 4 heures qui précèdent l’épreuve.

En guise de conclusion, on pourrait donc rappeler que l’entraînement peut servir à éliminer les excès de graisses, mais que celles-ci sont aussi utiles pour certains efforts, et enfin qu’il est possible d’améliorer les capacités de l’organisme à les utiliser.
La Maisonnaise

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