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L' enfant face aux exercices brefs et intenses
 

Article de la revue EPS, particulièrement novateur et en phase avec les questions qui nous sont souvent posées lors des formations :

La plus grande prudence à l’égard des exercices dit « lactiques » avec les enfants était de mise pour la plupart des entraîneurs. En effet, plusieurs études suggéraient une immaturité de l’activité glycolytique chez l’enfant, déconseillant ainsi les exercices brefs et intenses avant la puberté.

Pourtant des études plus récentes montrent que l’activité glycolytique des enfants de 12 ans est comparable à celle des adultes et qu'elle ne serait pas dépendante de la maturation .
Par conséquent, interdire la pratique des exercices intenses en raison d’un manque de maturité du processus de production d’énergie par l’activité glycolytique ne semble pas justifié.

Un chercheur déclare même « qu’aucun argument scientifique ne confirme l’idée bien souvent avancée que l’exercice anaérobie est dangereux pour la santé des enfants ».

Les auteurs de l’article vont plus loin en précisant que certains arguments physiologiques ne vont pas dans le sens d’une contre indication de la pratique des exercices brefs et intenses chez les enfants. Des expériences ont montré que face à ce type d’exercices, la capacité de récupération est plus élevée chez les enfants que chez les adultes. Cette meilleure récupération peut être expliquée par une moindre acidose musculaire et /ou une plus forte activité du métabolisme aérobie permettant une resynthèse plus rapide de la phosphocréatine musculaire. De plus, il est intéressant de noter que pendant ce type d’exercice, les enfants sont capables de ventiler relativement plus que les adultes au cours des premiers intervalles de récupération pour abaisser plus facilement l’acidose sanguine et ainsi réguler plus rapidement l’équilibre acido-basique sanguin.

Bon, certes une meilleure récupération, mais est il vraiment possible d’améliorer les qualités de vitesse et l’explosivité chez les enfants ?
Diverses expériences montrent que oui.

Les différents protocoles s’appuyaient sur des entraînements de type vitesse ou pliométriques (sauts, multi-bonds, etc) à raison de trois séances hebdomadaires pendant 6 à 10 semaines avec des groupes d’enfants de 11 à 13 ans.

Les résultats laissent apparaître des améliorations significatives. Pour les chercheurs, l’augmentation de la puissance musculaire constatée est plus liée à une adaptation neuromusculaire (meilleur recrutement des fibres musculaires) qu’à un accroissement de la masse musculaire (ouf, on est soulagé). Les auteurs plaident donc pour une démystification des exercices brefs et intenses avec les enfants et pour une utilisation des exercices de sprint et de sauts dès le plus jeune âge.

Pour autant, je pense qu’il ne faudrait pas passer d’un excès à l’autre et que sur le terrain le bon sens et le dosage de l’entraînement restent de mise. Rappelons nous qu’il vaut mieux « un peu souvent que beaucoup de temps en temps ». On peut progresser dans tous les domaines, mais il n’est pas nécessaire pour cela « d’en faire des tonnes ».
La seconde partie de l’article fait les mêmes constats pour la filière aérobie et démontre la pertinence des exercices intermittents à haute intensité (100% à 130% de VMA) sur des temps courts (10 à 20 secondes) avec des temps de récupération équivalents aux temps d’efforts.
Mais là, nous avançons en terrain plus familier (sujet n°1)

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