C’est
une hor/mone naturelle produite essentiellement par les reins
et plus accessoirement par le foie.
Elle a pour effet d’augmenter le nombre de globules
rouges dans le sang jouant ainsi un rôle capital dans
l’oxygénation des muscles. Depuis le début
des années 80, cette hor/mone est obtenue artificiellement
par génie génétique et est utilisée
en médecine pour traiter les anémies des dialysés
ou bien en cas d’anémie de l’insuffisance
rénale chronique.
Cette EPO est un médicament qui est aussi utilisé
par des sportifs en bonne santé à des fins dopantes,
particulièrement dans les sports d’endurance
où la consommation maximale d’oxygène
est un facteur limitant.
Cependant l’utilisation de ce produit présente
un certain nombre de risques non négligeables pour
la santé de l’individu :
En augmentant le nombre de globules rouges, on rend le sang
plus visqueux, plus épais, des caillots peuvent se
former risquant ainsi de boucher de petites artères
comme les artérioles qui alimentent le cerveau, le
cœur, les poumons et de provoquer des lésions
de ces organes vitaux (infarctus cérébraux,
infarctus du myocarde, embolie pulmonaire).
Les risques de mort subite sont réels.
On a récemment découvert que des patients soignés
à l’EPO de synthèse avaient développés
des anticorps inhibant la production de globules rouges par
les cellules de la moelle osseuse, favorisant ainsi l’apparition
d’une anémie plus grave que l’anémie
rénale à l’origine du traitement.
A long terme, des risques de maladies auto-immunes, de cancer
de la moelle osseuse et d’hypertension artérielle
sont suspectées .
La lutte anti dopage progresse doucement face à l’utilisation
de l’EPO. Ce médicament disparaît dans
les urines après quelques jours. Des tests inopinés
mis en place par certaines fédérations internationales
ont permis d’épingler quelques tricheurs.
La viscosité du sang peut néanmoins être
un indice de son utilisation. Cette viscosité peut
être appréciée par le taux d’hématocrite
(pourcentage de globules rouges sur 100ml de plasma) Une hématocrite
normale est d’environ 45%.
Le taux admissible pour un contrôle anti dopage est
de 50%. On sait malgré tout qu’il est possible
de contrôler son taux d’hématocrite et
de le baisser le cas échéant par l’injection
de solutions salines. Demain des produits encore plus performants,
encore moins décelables seront sur le marché.
Le garde fou que nous devons proposer se situe donc au niveau
de l’information, de l’éducation et de
la formation.
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