La glycémie est le taux de sucre
dans le sang. A jeun, celle-ci doit être comprise
entre 0,8 à 1g par litre. Une hypoglycémie
est un taux de sucre inférieur à 0,7g/l. Les
malaises induits par une hypoglycémie peuvent aller
jusqu’aux convulsions. Cas particulier, l’hypoglycémie
réactionnelle est le résultat d’une
ingestion d’aliments « sucrés ».
Index glycémiques vs. «
Sucres lents - sucres rapides »
Les expressions « sucres lents », « sucres
rapides » sont dépassées depuis plus
de 40 ans. Bien qu’employées couramment, ces
expressions :
- sont ambiguës,
- sont souvent employées de façon erronée,
- ne permettent pas de classer finement les aliments.
Le concept d’index glycémique
(IG) permet de dépasser ces obstacles. Il rend compte
de la vitesse à laquelle un aliment ingéré
augmente le taux de sucre dans le sang et provoque un sécrétion
d’insuline . Le glucose, dont l’IG est de 100,
est pris pour référence. Les exemples ci-dessous
permettent de mieux se représenter le pouvoir glycémiant
de certains aliments :
Aliments |
Index glycémique |
Aliments |
Index glycémique |
Frites |
95 |
Spaghettis |
60 |
Purée |
90 |
Riz complet |
50 |
Miel |
90 |
Raisin |
40 |
Céréales sucrées |
70 |
Carottes crues |
35 |
Sucre de table |
70 |
Yogourt |
35 |
Riz incollable |
70 |
Abricot sec |
35 |
Banane |
65 |
Pomme |
30 |
Raisins secs |
65 |
Fructose |
20 |
L’exemple des spaghettis et celui
du fructose remettent en question quelques idées
reçues.
Le phénomène et ses
effets :
A jeun, l'ingestion massive d’aliments à index
glycémique élevé provoque une forte
sécrétion d'insuline, suivie d’une entrée
accélérée du glucose dans les cellules.
Dans l’heure qui suit, la glycémie chute à
une valeur inférieure à la normale : C'est
l'hypoglycémie réactionnelle qui provoque
une sensation de faim et de fatigue, voire des malaises
et des nausées. A l’effort, la libération
d’insuline ne varie pas même si le sportif consomme
des aliments à IG élevé.
Conclusion :
Plusieurs principes peuvent être appliqués
pour éviter l’hypoglycémie réactionnelle
:
- Avant l’effort, la consommation d’aliments
à index glycémique élevé doit
être accompagnée d’aliments contenant
des fibres ou d’aliments à index glycémique
faible.
- Pendant l’effort, on peut consommer des aliments
à index glycémique élevé sans
avoir à craindre d’hypoglycémie réactionnelle.
- Après l’effort, tout glucide ingéré
pendant les six premières heures sert à reconstituer
les réserves de glycogène.
Merci aux auteurs, dont R. ZIANE.