Ces propriétés physiques doivent être connues de l'entraîneur. En effet, gérer l'entraînement, c'est chercher à induire certaines transformations et en éviter d'autres dont les blessures.
Elasticité, plasticité et rupture dépendent à la fois de la nature des " matériaux " (os, muscles.) et de la grandeur des forces appliquées.
Elasticité
C'est la « propriété que certains matériaux ont de reprendre leur forme initiale dès que cessent de s'exercer sur eux des contraintes mécaniques ». Les déformations sont alors réversibles. Par exemple :
- L'étirement des muscles, des tendons et des aponévroses.
- La mise en tension des ligaments.
- La compression des disques vertébraux ou des cartilages.
- La vasodilatation* et la vasoconstriction**.
Plasticité
C'est la « propriété d'une matière modelable ». Ainsi, après avoir appliqué une force supérieure aux limites d'élasticité, une part des déformations est résiduelle ou permanente. Par exemple :
- L'hypertrophie des muscles suite à des séances de musculation.
- L'allongement du tissu musculaire suite à des séances d'assouplissement.
- La réorganisation du tissu osseux (calcification des insertions, ostéochondroses).
- L'usure, le fendillement ou la fragmentation des cartilages.
- Les glissements de vertèbres vers l'avant ou vers l'arrière.
- La distension de ligaments lors de mouvements contrariant la stabilité articulaire (entorse).
D'autres stimulations révèlent des propriétés de plasticité : les connexions entre neurones induites par l'apprentissage et l'hypertrophie du cour induite par l'entraînement en endurance aérobie.
Rupture
Le terme est utilisé en médecine au sens de : « solution de continuité*** survenant brusquement dans un organe ». Par exemple :
- Fracture osseuse et fracture de fatigue.
- Claquage, section partielle ou totale du muscle.
- Tendinite ou rupture totale de tendon.
- Rupture partielle ou totale de ligament.
Conclusion
Plusieurs éléments jouent des rôles prépondérants dans la diminution des risques de rupture :
- l'échauffement (baisse de la viscosité),
- la progressivité (reprise de l'entraînement, croissance des charges),
- la récupération (restauration des tissus).
Des signes doivent être pris en compte par l'entraîneur :
- douleurs annonciatrices de blessure,
- postures de compensation.
L'entraîneur doit se construire des ordres de grandeur de la résistance des différentes parties du corps.
* Vasodilatation : « Dilatation des vaisseaux sanguins ».
Elle permet aux organes (muscles, poumons, cour) mis en jeu lors de la pratique d'activités physiques, de bénéficier :
- d'un apport accru de nutriments et d'O 2 ,
- d'une meilleure élimination du CO 2 et des déchets métaboliques produits.
** Vasoconstriction : « diminution du calibre des vaisseaux sanguins ».
Lors de la pratique d'activités physiques, la vasoconstriction a lieu au niveau d'organes au repos (tube digestif). Elle a pour conséquence d'accroître la quantité de sang dans les organes "en activité".
*** C'est-à-dire un arrachement, une séparation ou une interruption.
Merci aux auteurs, dont R. ZIANE.