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Echauffements : réflexions pour évoluer
 
L’intérêt de chauffer le corps et les muscles afin de préparer un entraînement ou une compétition n’est plus à démontrer. Pour autant, les procédés mis en œuvre pour atteindre cet objectif sont à interroger à trois niveaux :
- au niveau de la forme : ce que l’on fait
- au niveau de la motivation : l’échauffement est parfois vécu comme une contrainte
- au niveau de la crise de temps : les entraîneurs se plaignent souvent du manque de temps

La forme :
Une première partie de course et de déplacements divers qui amène le sportif à transpirer puis à se découvrir pour poursuivre son échauffement de façon plus statique est à notre avis une contradiction qui peut être lourde de conséquences. Il est évident qu’en faisant cela on risque fort de se refroidir et surtout de prendre froid. Certains auront dans cette partie consommé trop énergie et donc déjà entamé leur potentiel alors que l’objectif est ici de l’optimiser.

Les exercices de mobilisation articulaire (rotation des articulations) et les étirements statiques prolongés révèlent également un certain nombre d’erreurs qui ne permettent pas d’atteindre les objectifs de l’échauffement. Il est certes nécessaire de préparer les articulations et d’aboutir à un épaississement des cartilages articulaires mais cela ne sera possible que par des mises en charges successives.

La place et le rôle des étirements sont aujourd’hui controversés. En tout état de cause, les étirements réalisés à l’échauffement ne visent pas l’amélioration de la souplesse mais un conditionnement des chaînes musculaires dans les amplitudes nécessaires et suffisantes, spécifiques à l’activité préparée. En outre la durée des étirements ne devrait pas dépasser 10 secondes et ils devraient se situer en deçà du seuil douloureux.

La motivation :
Pour les plus jeunes (mais sans doute pour les autres aussi) l’échauffement apparaît souvent rébarbatif, et ce d’autant plus qu’il s’éloigne de l’activité. Ce rituel a même du mal à soutenir l’argument de la prévention des blessures face à l’activité spontanée des enfants qui se permettent de réaliser des exercices intenses sans aucune préparation.

Outre le rôle d’éducation et de gestion de son capital physique pour le long terme, l’échauffement doit à notre sens amener l’individu à rentrer rapidement dans une confrontation aux problèmes moteurs et (ou) tactiques de l’activité. Cela n’est pas contradictoire avec les notions de progressivité et d’alternance entre des phases actives et d’autres plus passives qui permettront d’apporter une réponse aux problèmes soulevés au début de cet article (transpiration, refroidissement).

La crise de temps :
L’échauffement n’est pas un temps à part de l’entraînement mais il doit constituer un temps de la séance où déjà le répertoire moteur sera sollicité dans une perspective d’enrichissement, de consolidation, de mémorisation ou d’automatisation. C’est pourquoi les circuits d’éveil et de motricité nous paraissent constituer des alternatives à explorer afin de répondre aux multiples exigences de l’échauffement et des situations d’entraînement. Il s’agira peut être alors de concevoir une organisation différente où l’entraîneur aura pu mettre en place des ateliers avant que ne commence la séance.

La Maisonnaise

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