La
méthode de Françoise MÉZIÈRES,
s’appuie sur l’observation du corps dans sa globalité.
Dans la position debout, l’homme pour rester en équilibre
déplace constamment le poids de son corps. La tête
et le ventre ont
tendance à être tenus en avant alors que les
reins sont cambrés en arrière.
Ce déplacement des masses du corps (tête, ventre,
dos) fait que les courbes vertébrales s’accentuent.
La tête tenue en avant, les muscles qui sont attachés
aux vertèbres cervicales se tassent et tiennent les
vertèbres dans un arc
concave. Comme serrer un accordéon d’un côté
fait que l’autre côté ouvre grand ses plis
en arc de cercle.
La même chose est vraie pour les muscles du bas du dos
par rapport aux vertèbres lombaires. Et cette courbure
et le tassement
de la musculature postérieure (rançon de notre
équilibre) ne peuvent que s’aggraver au cours
de la vie.
Ce n’est donc pas l’insuffisance de la musculature
postérieure qui est en cause, mais son excès
de force. Il ne s’agit donc ni de
fortifier les muscles du dos qui sont déjà
excessivement contractés, ni de les aider à
mieux soutenir les vertèbres. Au contraire.
Il faut étirer les muscles postérieurs pour
qu’ils lâchent leur prise sur les vertèbres
tenues en arc concave.
Pour finir et pour résumer à l’extrême,
pour Françoise MÉZIÈRES, l’unique
cause d’un grand nombre de déformations serait
le
raccourcissement de toute la musculature postérieure
qui est l’effet inévitable des mouvements quotidiens
du corps.
Application pratique : pour tous ceux qui considèrent
que dans de nombreuses spécialités le maintien
en rétroversion du
bassin est un gage d’efficacité, cette théorie
est à méditer sérieusement.
Pour en savoir plus :
MÉZIÈRES F : Cahiers de la méthode
naturelle n° 44 ; 49 ;51 ;52 ;53 ( 1970 – 1972)
AUBERT F : De la méthode Mézières à
la course à pied. Bulletin de liaison de l’EIS
de Fontainebleau, 1979, n° 46-47