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Chaussettes
de contention et récupération |
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Depuis la coupe du monde de foot en 98,
on voit de plus en plus d’adeptes du port de chaussettes
de contention pour favoriser la récupération.
Qu’en est-il exactement et sur quels principes s’appuie
ce procédé ?
La circulation artérielle apporte aux muscles et
aux différents organes l’oxygène et
les nutriments nécessaires à l’activité
humaine alors que la circulation veineuse assure l’élimination
des toxines et autres déchets de l’activité
métabolique.
Au niveau des membres inférieurs, le sang revient
au cœur par les veines en utilisant deux réseaux
:
- un réseau veineux profond à gros débit
assurant 95% de la circulation de retour
- un réseau veineux superficiel à faible débit
situé sous la peau.
Toutes ces veines sont équipées de sortes
de clapets anti-retour afin que la circulation du sang ne
puisse se faire que dans un sens. ( du réseau superficiel
vers le réseau profond, des pieds vers le cœur.
L’énergie nécessaire à cette
circulation veineuse de retour est fournie par le travail
musculaire pendant la marche ou la course et par les muscles
des parois veineuses au repos.
Au niveau des mollets, le sang est situé loin du
cœur et des poumons, il a parfois plus de mal à
remonter et donc à être oxygéné,
particulièrement lors des dilatations veineuses occasionnées
par la pratique d’une activité physique intense.
La contention limite les dilatations et provoque une accélération
du retour veineux qui favorise l’élimination
des toxines. Les chaussettes ou bas de contention pour sportifs
s’appuient sur ce principe. Attention, les modèles
sont différents des bas de contention utilisés
dans le traitement des varices. Les modèles pour
sportifs agissent de façon différenciée
en fonction de la zone de la jambe. ( pression faible au
niveau du pied et de la cheville et pression forte au niveau
du mollet sans effet de garrot au sommet de la chaussette.)
Il est conseillé de porter ces chaussettes pendant
deux heures immédiatement après l’effort.
Elles ont été utilisées par l’équipe
de France de foot en 98, mais aussi en basket et athlétisme,
notamment par les coureurs de grand fond. Les utilisateurs
semblent unanimes quant à leurs effets. Elles sont
particulièrement appréciables lors des stations
assises prolongées dans le car ou en voiture lors
des retours de compétition. Certains athlètes
les utilisent même pendant leur épreuve.
Comme dans beaucoup de domaines en matière d’entraînement,
il semble néanmoins que la vérité ne
soit pas dans l’utilisation exclusive d’un seul
procédé de récupération. On
pourrait imaginer des phénomènes d’accoutumance
voire de dépendance. Rappelons donc qu’il y
a aussi la récupération active juste après
l’effort qui favorise l’oxygénation et
l’élimination des déchets métaboliques
(course très lente, marche, vélo), les massages,
les cycles étirement- relâchement, la balnéothérapie,
l’electrostimulation.
Lorsque l’on n’est pas soumis à la contrainte
de la réitération rapprochée de compétitions
ou de séances d’entraînement, le temps
pourrait aussi à lui seul, se substituer à
tous ces procédés.
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Meilleurs voeux pour 2012 !!

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