Attendues avec impatience par les spécialistes
de disciplines explosives comme le sprint, les compétitions
faites lorsqu’il fait chaud permettent généralement
de réaliser de meilleures performances à condition
de prendre quelques précautions et d’offrir
la possibilité à l’organisme de s’adapter
à ce nouvel environnement.
Nous subissons généralement
les premières chaleurs de façon négative
en ressentant une impression d’apathie dont il semble
parfois difficile de sortir. Il convient donc dans un premier
temps de s’habituer à la chaleur, à
l’entraînement mais aussi, particulièrement
lors des compétitions, de se protéger du soleil.
S’habituer à la chaleur :
Il faut environ une quinzaine de jours pour que l’organisme
s’acclimate à la chaleur et aux conséquences
des hautes pressions sur la pollution atmosphérique.
C’est le temps nécessaire à l’activation
d’un nombre plus important de glandes sudorales qui
permettront une sudation plus précoce, plus régulière,
moins chargée en électrolytes (essentiellement
en chlorure de sodium), et ainsi une thermorégulation
plus efficace. Il se produira également une activation
plus rapide des mécanismes de la soif permettant
de maintenir les possibilités de régulation
thermique à un niveau optimal car le meilleur équilibre
des pertes d’eau facilite la poursuite de la sudation
à un rythme constant.
Il est donc nécessaire de réaliser
des entraînements par températures élevées
en prenant le soin d’une part de s’hydrater
correctement et suffisamment (anticiper les apports hydriques
avant l’entraînement et boire environ un verre
d’eau plutôt fraîche toutes les 20 minutes
pendant l’effort) et d’autre part de ne pas
négliger l’échauffement musculaire qui
reste indispensable au delà des sensations trompeuses
induites par la température extérieure.
Se protéger du soleil :
L’élévation de la température
du corps se fait également par radiation. Il est
donc important de se protéger des rayons du soleil
en se couvrant la tête et en portant au moins un tee
shirt
(un effort torse nu en plein soleil est fortement déconseillé).
Avant une compétition, il faut s’efforcer de
rester à l’ombre et si possible réaliser
son échauffement en évitant de trop s’exposer.
Spécificités de la
thermorégulation de l’enfant :
1) Le coût énergétique lors d’une
activité motrice est plus élevé chez
l’enfant et donc la production de chaleur plus élevée
que chez l’adulte pour la même activité.
2) Le rapport surface corporelle/masse est plus grande chez
l’enfant. Les échanges thermiques (déperdition
ou charge) sont donc plus importants. L’enfant est
ainsi plus soumis aux conditions thermiques ambiantes, particulièrement
dans la lutte contre le chaud.
3) La température centrale à laquelle se déclenche
la sudation est plus élevée chez l’enfant
que chez l’adulte.
Pour toutes ces raisons, la durée
d’acclimatation est plus élevée chez
l’enfant que chez l’adulte, ce qui invite les
éducateurs à la plus grande vigilance au moment
des premières chaleurs.