L’asthme à l’effort correspond
à une réduction de la fonction respiratoire
après un exercice. On observe alors une diminution
d’au moins 10% du volume expiratoire maximum (VEMS).
C’est une broncho-constriction induite par l’effort
qui est responsable de ces difficultés respiratoires.
Pour autant il n’est pas question de bannir toute
activité physique et ainsi de priver l’enfant
de possibilités de développement et d’épanouissement
fabuleuses, mais au contraire d’identifier les procédures
spéciales à mettre en œuvre à
partir d’une connaissance minimale des mécanismes
de la maladie.
Quelques observations :
La course à pied est l’exercice le plus susceptible
de provoquer une constriction bronchique à l’effort.
Le cyclisme et surtout la natation en raison de son environnement
humide exposeraient moins les enfants asthmatiques à
des broncho-constrictions.
Les broncho-constrictions d’effort sont déclenchées
plus facilement lorsque l’air est froid et/ou pollué
mais retardées lorsque l’air est chaud et humide.
Un entraînement lourd et de longue durée peut
provoquer une hyper réactivité bronchique
chez les individus prédisposés.
Un entraînement modéré ne semble pas
avoir d’effet direct sur la réactivité
bronchique mais pourtant les activités physiques
sont importantes car elles permettent à l’enfant
asthmatique de mieux maîtriser sa maladie, notamment
en développant sa capacité
respiratoire et en augmentant sa consommation maximale d’oxygène.
Prise en charge médicale de l’asthme à
l’effort :
Un traitement médical doit permettre à l’enfant
asthmatique de mener une activité quasiment normale.
La prise en charge vise dans un premier temps à réduire
l’activité inflammatoire, à l’élimination
des allergènes et à limiter l’exposition
aux fumées et autres polluants. Puis les broncho-dilatateurs
pris par inhalation avant l’exercice pour prévenir
les réactions d’asthme d’effort donnent
en général de bons résultats. Il est
bon de signaler à ce sujet qu’une étude
a démontré que l’inhalation de broncho-dilatateurs
(Salbutamol) n’a aucun effet sur la puissance maximale,
la fréquence cardiaque maximale ou l’endurance
chez des athlètes d’élite non asthmatiques.
Par contre certains produits pour asthmatiques ne sont pas
autorisés sans dérogation spéciale,
chez les sportifs de compétition.
Les conseils de l’entraîneur sur le terrain
:
Vérifier que l’enfant a pris son traitement.
Réaliser un bon échauffement.
Conseiller d’inspirer par le nez.
Limiter les exercices intensifs lorsque l’air est
froid et sec.
Privilégier les efforts en nature plutôt qu’en
milieu urbain.
- Pour en savoir plus :
- L’asthme à l’effort, l’hyper
réactivité bronchique, l’activité
physique et l’entraînement des enfants et
des adolescents. CARLSEN
- L’enfant et le sport - De Boeck Université