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A propos de la planification du travail de musculation
 

Il est extrêmement difficile de modéliser la planification de la musculation tant ce type de travail s’inscrit dans la nécessaire prise en compte des besoins , des caractéristiques, des exigences et des contraintes des individus et de leurs spécialités sportives. Essayons néanmoins de dégager quelques grandes lignes et surtout de retenir quelques grands principes issus de la pratique d’entraîneurs d’athlètes de haut niveau toutes disciplines confondues.

1° ) Tout programme de musculation doit s’appuyer sur deux préalables : une éducation physique de base où les gainages auront été travaillé et un apprentissage rigoureux des techniques et des placements pour les différents mouvements de musculation

2° ) Les entraîneurs sont très vigilants quant aux blessures, ils cherchent constamment à anticiper en ajustant au mieux les charges et les formes de travail en fonction du triptyque :
athlète- spécialité-blessure

3° ) Bien que les procédés utilisant le travail excentrique soient très intéressants ( 120%- 80%), ils sont souvent délaissés par les entraîneurs en raison des risques qu’ils comportent. Le travail excentrique est quasiment exclu avec les jeunes.

4° ) Lorsque l’on s’adresse à des débutants la force maximale doit être évaluer par la méthode indirecte : trouver la charge maxi que l’on est capable de soulever 10 fois la onzième étant pratiquement impossible= 75% de RM

5° ) Les cycles sont d’intensité croissante ou décroissante et comportent toujours des micro-cycles de récupération

6° ) Les cycles de musculation s’enchaînent généralement de la façon suivante :
- cycle de préparation foncière ou générale( JP EGGER parle de phase extensive)
- cycle de préparation intensive( le plus difficile)
- cycle de préparation spécifique (JP EGGER parle de phase explosive)

7° ) Pour développer puis entretenir la force dynamique, l’utilisation de procédés mixtes de type lourd-léger spécifique où l’on cherche à transférer la force à la technique spécifique, donne des résultats intéressants. Par exemple en gymnastique, 5 répétitions de tiers de squat à 80% de 1RM puis série d’acrobaties sur praticable. Cette forme de travail peut être utilisée en période de compétition comme en période de préparation.

8° ) Lorsqu’il y a nécessité de prolonger un état de forme, des rappels de force peuvent être effectués, avec pour les disciplines explosives notamment la méthode des séries de 5 répétitions se révèle particulièrement efficace.( environ 85% de 1RM, sur 2à 5 séries).


9° ) Exemple de planification en escrime : cycles de 3 semaines, sur 9 semaines, 1 cycle force de 70% à95%, 1 cycle puissance de 40% à 70% pyramides, vitesse maxi, 1 cycle explosivité : statodynamique, contraste 80% 30% juste après, arrêt de la muscu 1à 3 jours avant la compétition .Un travail spécifique est associé au développement de la force maximum. De la pliométrie est associée aux cycles de puissance et d’explosivité.


10° ) Dans les disciplines où les dimensions techniques et l’adresse sont importantes la pratique du renforcement musculaire se heurte encore parfois à des résistances traditionalistes. Certes le développement des qualités physiques ne peut se substituer au travail technique.Cependantles innovations sont généralement payantes dans ce domaine.

11° ) L ‘acquisition d’habiletés techniques ne doit pas être réalisé sur un organisme diminué par la fatigue. Lorsque les athlètes ont acquis un bon niveau d’habileté (juniors-seniors), l’accent peut être mis sur le registre de la charge énergétique qui correspond à ce qu’ils devront supporter en compétition. Pour les jeunes en phase de formation, il est important de donner plus d’importance à l’habileté et à la connaissance du jeu. Dans ce cas, la dimension physique sera davantage dissociée de celle du jeu.

12° ) En sport collectif, le travail physique trouve sa place soit en fin d’échauffement quand on veut insister sur l’intensité, soit en fin d’entraînement quand on veut travailler en volume.

13° ) Lorsque des programmes de musculation sont effectués dans les disciplines de longue durée, on observe des progrès sensibles en compétition à condition que cette nouvelle forme de travail ne vienne pas s’ajouter à la somme du travail déjà effectué mais qu’au contraire elle s’intègre dans le travail réalisé sans l’alourdir. Après un cycle préparatoire, c’est un cycle de développement de la force maximale( 70% à 90%) qui précède le développement de l’endurance de force (jusqu’à 50%) au cours duquel l’intention est de se rapprocher des exigences de la compétition ( rythme, gestuelle)

14° ) Les phases importantes de travail doivent être terminées 3 semaines avant un objectif majeur.

La Maisonnaise

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